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Substituer son projet d’entrepreneuriat à son stage ?

Cet article est un témoignage d’une étudiante entrepreneure qui voudrait être à plein temps sur son projet pour le développer mais pèse les pour et les contre quant à la substitution avec le stage de fin d’année. 

 Des opportunités innombrables avec l’université

« Avec l’université, il y a de nombreuses possibilités de développer un projet, une idée, de passer à la création d’entreprise. 

J’ai candidaté à plusieurs challenges, concours, jurys, et j’ai été prise presque partout où je voulais. Cette année, à force de m’investir un peu partout sur les événements qui touchent à l’entrepreneuriat de près ou de loin, je commence à voir mon réseau s’agrandir, et les opportunités avec.

Je me suis même mise dans la gestion d’une association pour ceux qui s’intéressent à l’entrepreneuriat et qui fait participer ses membres à différents temps forts sur la ville et ailleurs. J’ai pu interviewer des entrepreneurs et avoir des discussions très enrichissantes.

Et tout cela m’a conforté dans l’idée qu’il fallait que j’aille au bout de ma pensée. L’entrepreneuriat est vraiment ma voie. 

Arriver vers la fin des études, il y a des choix à faire.

Je suis en Master 1 et tout se complique un peu pour moi. Peut-être que je me créée des problèmes où il n’y en a pas. Mais c’est tout même difficile d’envisager son avenir sans aspects plus flous.  

Rappelons que je gère mon emploi du temps entre les cours, les travaux de groupes, l’association, ma jeune entreprise et donc les prestations de mes clients. J’adore ce que je fais, je me donne à 100% pour tout. Je me fiche si je sors moins, j’investis mon temps sur mon avenir

Et ça, beaucoup ne l’ont pas compris. 

Mais j’ai envie de plus. J’ai envie de développer pleinement mon activité et de rencontrer des personnes dans la même dynamique que moi.

Néanmoins, ma formation de master m’épanouie vraiment. Je suis dans un très bon établissement (un IAE) avec des professeurs vraiment supers, une formation de qualité et des locaux très appréciables. Je me dis qu’aller jusqu’au bac+5 ça me fera un vrai bagage solide et surtout, ça me donnera de la crédibilité supplémentaire par la suite.

Car oui, à 22 ans je suis considérée comme jeune et donc immature dans l’esprit des gens. Mais j’ai été mûre bien plus tôt que la plupart des personnes de mon entourage. Je me trouve parfois plus mûre que certains adultes que je cotois… C’est pour dire. 

J’ai toujours su ce que je voulais. Dans les grandes lignes. 

Face aux opportunités, on doit trouver le bon chemin à prendre

Cela n’est pas la première fois que j’ai le choix sur ma carrière. 

D’abord, il y a eu mon année de médecine, savoir si je redoublais ou si je changeais d’orientation. Puis il y a eu ce choix entre une formation de gestion et une formation en droit (qui plaisait plus à ma mère que moi d’ailleurs). Et j’ai écouté mon coeur, et surtout mon instinct – vous savez, votre ange gardien, cette voix qui n’est pas la vôtre et qui s’exprime par moment, il suffit de l’écouter et de taire de ses pensées, elle vous apprendra énormément – qui m’a guidé sur la bonne destination. Ensuite, il y a eu le choix entre poursuivre sur une L3 ou accepter une proposition d’alternance au fin fond de la brousse et avec une école privée locale. Le choix de rester près de mes proches ou de partir à l’autre bout de la France. Et puis, le choix  de la ville pour mon Master. 

Enfin bref. Cette fois-ci j’ai un autre choix à faire, qui orientera très certainement ma carrière professionnelle. Il y a de gros enjeux et je dois éclaircir ma pensée sans me laisser polluer par certaines personnes de mon entourage qui veulent orienter mes décisions. 

Mes parents notamment, qui comme tout parent qui s’intéresse à l’avenir de son enfant, s’inquiète. Ils veulent que je fasse mon stage dans une grosse entreprise pour voir ce que c’est. Mais moi, j’ai d’autres choses en tête. Et la dernière fois que je ne les ai pas écouté, c’était la bonne décision pour moi. 

Les « pour » et les « contre » ne donnent pas toujours la solution. Mais ils aident un peu. 

J’ai choisi de ne plus me précipiter comme des fois je peux le faire. D’ailleurs, j’ai récémment collé une dizaine de feuilles A4 au mur pour y voir plus clair dans mes idées qui devenaient trop embrouillée. 

Alors, j’ai pris un moment pour peser les pour et les contre en détaillant la situation. 

Réaliser un stage de 2 à 4 mois (sachant que les entreprises demandent forcément 4 mois minimum…) OU développer mon projet dans ma propre entreprise (avec le statut d’étudiant-entrepreneur et la proposition d’un incubateur que j’ai reçu, j’ai la possibilité de le faire). 

Le stage donne de l’expérience

Alors oui, c’est vrai. Maintenant, l’expérience, je pourrais aussi l’acquérir en étant à mon compte, ou prendre plusieurs CDD à la suite de mon Master 2 pour faire grossir mon CV. 

Et mes parents veulent que pour une fois, je fasse ce stage dans une grosse entreprise pour « être confrontée à la hiérarchie, à l’administration ». Mais je vais vous dire pourquoi je n’ai pas envie. Tout simplement parce que j’ai des amis qui ont fait leur stage ou leur alternance dans ce type de structure. Et tout ce que j’ai relevé de leurs expériences ; c’est qu’ils n’ont la main sur rien. 

J’aime prendre des décisions, j’aime la proximité qu’il peut y avoir dans les petites entreprises et surtout, j’aime prendre des initiatives et qu’on me laisse l’autonomie pour faire des choses concrètes.

Dans mon dernier stage, j’ai quand même doublé le chiffre d’affaires de l’entreprise où j’étais ! En contact direct avec un gérant un peu fou qui me laissait la main sur de nombreuses choses dans la société. J’étais plus que stagiaire, j’étais son bras droit. (Et il me commande d’ailleurs souvent des prestations car il est devenu client). Il m’a employé tellement je lui apportais de la valeur ajoutée. 

J’ai peur de voir mes compétences extrêmement limitées dans une grosse entreprise, où les intermédiaires sont nombreux et où les décisions prennent une durée supérieure à mon stage pour intervenir. 

Toutefois, il est sûr que ça développerait mon réseau d’une part, et ma vision professionnelle d’autre part. Car il n’est jamais bon de rester seule dans son business sans avoir de retours ou d’avis extérieurs sur un projet. C’est le meilleur moyen d’échouer. Mais je n’envisage pas de rester enfermée en fait. 

Ma tutrice de projet m’a souligné une idée importante cependant ; effectuer mon stage dans une entreprise qui serait calquée sur le business model que je veux développer. Et c’est effectivement très pertinent… En étant en immersion dans une entreprise comme la mienne, j’aurais déjà un gain de temps des problématiques qu’ils ont déjà résolu, et je n’aurais plus qu’à profiter de certaines clés pour mener à bien mon projet. C’est un point fondamentalement intéressant. 

Mais l’entrepreneuriat est la meilleure façon d’apprendre par soi-même

Personnellement je suis dans la philosophie suivante : 

 » le meilleur moyen d’avoir un emploi aujourd’hui, c’est de le créer  » 

Et surtout d’apprendre !!! Quand je vois toutes les compétences que j’ai pu acquérir en 3 ans à me former continuellement à côté de mes études classiques… J’ai rempli des carnets de toutes mes nouvelles connaissances. 

Ha d’ailleurs, si j’ai bien un conseil à vous donner ; formez-vous tout le temps ! Et surtout, prenez des carnets pour noter vos connaissances. Vous serez d’autant plus satisfait quand vous voyez à quelle vitesse ils se remplissent ! 

Donc au final, être à plein temps dans mon activité serait l’idéal dans le sens où je pourrais me consacrer à développer ce business et le faire tourner pour me rémunérer avant la fin de mes études ! Je veux vraiment me prouver que je peux y arriver en moins de 18 mois ! Car je sais pertinemment que j’en suis véritablement capable. 

Néanmoins, je m’assois sur la gratification mensuelle que l’on peut percevoir dans un stage supérieur à 8 semaines… Et ça c’est moins cool. 

En revanche, je suis accompagnée, donc je fais évoluer mon business dans une direction de rentabilité et je vois si d’ici la fin de mon Master 2, cela vaut le coup de continuer ou non (et je suis persuadée que cela en vaut le coup !) 

J’ai envie d’apprendre encore et encore pour proposer les meilleurs services et produits à mes clients, faire de mon projet quelque chose de tellement rentable (que je peux me verser les deux salaires de mes parents réunis)

La suite au prochain épisode

Alors… rendez-vous dans quelques mois pour savoir quelle décision je prendrai. Car pour le moment, j’écris tout cela à chaud et je n’en sais vraiment rien. 

 

 


 

Quelques mois plus tard : 

 

Je vais saisir une opportunité de développer mon réseau professionnel, gagner un peu d’argent en direct et bénéficier de l’expérience de collègues qui travaillent dans d’autres spécialités que la mienne pour m’ouvrir l’esprit davantage…

Cela n’empêche en aucun cas mon business de se développer comme il se doit. Je suis ravie que mon activité commence à prendre une telle ampleur ! 

Année suivante…  une autre réléxion

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entreprenariat , entrepreneur , jeune entrepreneur , stage

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