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Un an après mon article sur la substitution du projet au stage, je me suis retrouvée à hésiter face à une belle proposition, mais cette fois-ci, beaucoup moins longtemps…

Un temps pour chaque étape de vie

Lorsqu’on est étudiant et entrepreneur, il arrive souvent que l’on se remette en question. 

L’an dernier, je pensais qu’il était nécessaire que je réalise un stage dans l’entreprise que j’ai intégré. Et en effet, je n’ai absolument pas regretté ce choix. C’était le chemin que je devais prendre, tout simplement parce que cette expérience m’a fait grandir énormément. J’en ai appris beaucoup sur le management et surtout, l’importance de l’humain dans les relations, quelle que soit leur nature. 

J’en ai aussi plus appris sur moi-même et mon propre fonctionnement, en réalisant des formations sur les inventaires de personnalité. Quand on a fait un travail sur soi, on est prêt à s’ouvrir au monde. On sait ce que l’on veut, et on sait quel rôle on veut jouer dans cette vie. 

Aujourd’hui, une nouvelle étape commence. Elle est nécessaire à son tour.

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Comprendre ses freins et les lever

En définissant les obstacles à la réalisation de ses rêves, on est en mesure de trouver les solutions qui permettent de les soulever. Prendre conscience de ce qui nous empêche d’avancer, c’est ça la solution selon moi. On ne craint plus l’avenir, on ne se plaint pas de ce qui est pesant, on possède toutes les clés en main pour créer son modèle d’existence idéale.

C’est exactement ce que j’ai fait.

Le manque de temps

Le premier obstacle pour moi, et qui concerne beaucoup d’étudiants entrepreneurs, ou même des salariés-entrepreneurs. On a tous seulement 24 heures dans une journée et parfois, on aimerait ne jamais avoir besoin de dormir pour faire tout ce qu’on veut faire.

Quand on a des dossiers à rendre régulièrement, des oraux à préparer et du travail en continu pour satisfaire les exigences de ses études, on a déjà des journées bien remplies. Mais quand on a en plus deux associations, et qu’on gère une entreprise dans le même temps, on trouve encore moins de moments pour soi.

Mon projet était souvent mis en pause pour me consacrer aux travaux de groupes que je favorisais pour des raisons de cohésion d’équipe. En effet, je ne conçois pas qu’on puisse laisser tomber son équipe, et pour cela, je faisais toujours passer les dossiers en premier. Malheureusement, le peu de moment que j’avais pour souffler n’était pas exploité au profit de mon projet, mais à celui de mon repos mental.

D’autre part, pendant les vacances scolaires, je travaillais. Donc je profitais un peu de ma famille, mais je remplissais surtout mes journées avec un job très peu stimulant. Encore une fois, mon projet n’avançait pas dans ces conditions. (Et je ne peux qu’imaginer où j’en serais si j’avais accepté l’alternance…).

J’ai décidé alors de prendre le temps que je n’avais plus. J’ai choisi d’utiliser ma période de stage pour avancer sur mon projet, et uniquement mon projet.

L'accord du directeur

Quoiqu’il arrive, quand vous avez soulevé un obstacle, il y en a toujours un à suivre, même s’il est un peu plus loin (mais c’est aussi ce qui rend la vie stimulante, n’est-ce pas ?). 

Le second qui se dessinait en jeune étudiante entrepreneure : l’aspect administratif. 

Oui, quand on possède ce statut, et que l’on souhaite réaliser son stage sur sa propre activité, il faut demander l’autorisation. En effet, c’est un contrat pédagogique qui vient se substituer à la classique convention de stage. Pour cela, elle inclut un accord tripartite entre PEPITE (l’organisme national qui encadre les étudiants entrepreneurs), le directeur de la formation ou de l’établissement, et l’étudiant concerné. 

Je savais que PEPITE me suivait sur le projet, et encourage cette démarche pour les étudiants qui se sentent prêts à l’action. Mais qu’en était-il de mon directeur de formation… lui qui avait fait 8 ans d’études, qui avait une expérience terrain, qui utilisait toujours tant de mots compliqués qu’on aurait dit qu’il favorisait un parcours classique. 

La peur du “non” s’installait

Alors, comme tout frein, j’ai mis en place ma solution : une bagatelle d’arguments de négociations imparables en prenant en compte le maximum d’objections possibles. Je voulais lui montrer que j’étais plus déterminée que jamais et que cela m’importait vraiment. 

J’ai également préparé un schéma simpliste qui représentait ma personne, mon objectif au bout d’une grande flèche, le projet que je menais, le contexte de la relation tripartite, les personnes qui m’entourent et m’accompagnent sur mon projet… J’avais tout détaillé puisque je le savais visuel et axé sur l’imaginaire. 

Alors je me prépare, je me soigne physiquement pour paraître la plus professionnelle possible. Je répète en boucle mes arguments pour être parée à tout refus. Je crois un élève avec qui je discute, étant en avance à l’école. Je lui exposé mon challenge, et il me rassure en me disant que l’établissement a déjà accepté que certains étudiants fassent la même démarche que moi. Je lui explique ma crainte liée à l’image de l’engagement pédagogique du professeur. Mais son sourire m’a rassuré, autant que son discours. 

J’ai alors pris mes armes (mon sac à main et mon dessin), et suis allée au front. La gorge nouée, la bouche sèche, le stress s’emparait de moi malgré tout le courage que j’avais mentalement visualisé.

Et puis, le directeur de formation me reçoit dans son bureau. Je me force à parler doucement malgré la chaleur d’anxiété qui grandissait, et je lui expose mon projet à travers le dessin. 

Il s’arrête, me regarde et me dit “oui, et bien je trouve que c’est une excellente idée”. 

Le noeud dans ma gorge qui se défait… 

Il n’y voyait aucun inconvénient et trouvait même dommage que ce ne soit qu’une démarche marginale et que peu d’étudiants le sollicitent en ce sens. Il trouvait que ça rentre parfaitement dans les acquis pédagogiques et trouvait mon projet intéressant. Je poursuivais quelques arguments que j’avais préparé, mais une fois le “oui” entré dans mes oreilles, il n’y avait d’intérêt à ces arguments que de la conversation.

Ma grosse appréhension de la semaine stoppée par un élan de bienveillance de la part de mon professeur et directeur. Un problème de plus retiré. 

 

Le destin nous challenge en permanence

Le même jour de l’acceptation de mon directeur à ma demande, je reçois un appel. 

Un jeune dirigeant d’entreprise, qui a l’entrepreneuriat dans le sens me contacte, quelques heures après mon échange précédent. Il dirige une start-up à fort potentiel à Paris et voit les choses en grand. Il recherche surtout des compétences en marketing pour développer son entreprise et lui donner l’envergure qu’elle “mérite” selon lui. 

Comme l’univers est joueur. Je me retrouve avec une hésitation que je n’avais pas avant.

Cette start-up met en relation des grandes entreprises et de nombreux entrepreneurs indépendants. Donc une entreprise à mon image, qui me permettrait de développer un réseau d’entrepreneur, de partager leur énergie et de me nourrir de leur expérience, avec en plus la ligne “Paris” sur mon CV, tout en travaillant partiellement à distance. 

L’échange a duré une heure avec cet entrepreneur en accord avec mes valeurs, qui pourrait m’apprendre l’ambition avec un grand A et comment on lève des fonds ou redresse une entreprise comme il a pu le faire. 

L’hésitation s’est installée devant cette belle opportunité.

 

Prendre la meilleure décision pour s'épanouir

En soi, la proposition était juste top, notamment par les valeurs portées par la structure. L’univers voulait peut-être me dire “de toutes façons tu veux faire de l’entrepreneuriat, alors tu peux sous plusieurs formes, laquelle choisis-tu ?”. 

Et si je regarde le pourquoi j’ai été voir mon directeur de formation avec courage : je voulais retrouver mon chéri, gérer ma vie comme je l’entends, être en accord avec mes valeurs et développer mon activité pour être indépendante. 

Mon esprit s’est donc balancé entre ces deux opportunités. C’est beau d’avoir le choix, mais c’est compliqué. Pourtant, il n’a pas virevolté longtemps. Au fond de moi, je savais que je voulais faire avancer mon projet, bouger, le faire évoluer et vivre de mon activité plus tard. Et pour autant, cette proposition était certainement unique. Mais je peux toujours lui proposer de travailler avec ma société…

Alors, j’ai fini par écouté mon coeur et j’ai tranché. J’ai pris la décision de faire mon stage dans ma propre entreprise. 

 

Assumer et ne rien regretter

Ça ne sert à rien de se dire qu’on ne va pas prendre de risques, c’est justement quand on sort de son contexte classique que l’adrénaline vient nous pousser à nous sentir vivant. C’est comme ça qu’on ouvre les portes, en fonçant. Si ça fait un peu mal, tant pis, on s’en remettra, mais ça fera toujours grandir. 

Il ne manque plus que l’administratif à suivre, et je pourrais enfin faire mon stage sur mon projet. Prendre le temps d’être sur ce qui m’anime vraiment. Me donner les moyens de réussir et le faire avancer dans le bon sens. 

Je suis certaine que cette période de 6 mois va me permettre de tout donner pour faire émerger mon activité dans la meilleure direction possible. 

Enfin, je peux me concentrer et passer à l’action. 

stage , fin d'étude , jeune diplômé , étudiant , entrepreneur

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