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Alternance ou formation initiale quand on est entrepreneur dans l’âme ?

Aujourd’hui j’ai dû prendre une décision entre deux choix de master : La formation initiale ou la formation par alternance. Mon âme entrepreneuriale a été confrontée à ma raison. Je vais vous expliquer comment j’ai fait mon choix.

 

Le CDI n’est pas pour tout le monde

Dans le monde actuel où l’on met le CDI en avant comme le Graal que chacun désire, il est important de recontextualiser les choses.Tout d’abord, le CDI ne convient pas à tout le monde. Il y a ceux qui veulent voyager, ceux qui veulent être simplement mobile et “profiter de la vie”, et ceux, comme moi, qui veulent surtout Entreprendre.Pourtant, on est amené à penser, depuis très jeune, que c’est la solution à une stabilité future, un idéal pour mieux-vivre. Mais la réalité, c’est que ce modèle là est celui que la société préconise depuis les débuts de l’éducation. Faire comme papa, maman, trouver du travail, obtenir un CDI, décrocher un prêt à la banque, investir dans un chez soi, rembourser ses dettes, travailler toute sa vie dans la même entreprise (ou presque), subir les impôts et la routine, râler, et attendre la retraite pour enfin voyager.Pour ma part, je Refuse catégoriquement de tomber dans cet engrenage. Car selon ma vision des choses, la vie c’est du bonheur à long terme. Quand on entend son entourage râler pour les mêmes choses, encore et encore, sans jamais voir l’envie de sortir de cette situation… J’ai dû mal à le concevoir. 

Alternance, synonyme d’excellence ?

Alors pour atteindre ce fameux Graal social, on nous répète que l’alternance est la meilleure solution. Et oui, l’entreprise qui vous embauche vous fait confiance si tout se passe bien, et vous embauche en CDI après, avec un salaire plus élevé que les formations initiales (soit-disant).Mais j’ai un professeur qui a mis en lumière un avantage majeur de la formation initiale : le stage de fin d’études de 6 mois de fin permet d’être en immersion en continue dans une entreprise, et donc d’avoir la vision du quotidien et des projets existants. Et ça, ça permet de voir la vraie vie d’une entreprise, sans coupure, sans retour à la vie étudiante, on y est pour travailler jusqu’au bout du contrat.L’expérience ne dépend pas de si on est en initiale ou en alternance. Mais j’avais besoin d’éclairer ma lanterne sur le choix qui me conviendrait le mieux.En effet, j’ai eu l’opportunité de réaliser mon master en alternance dès la 1ère année de master. J’avais fait mon premier choix, entre la formation classique et la formation en alternance. J’ai choisi de me laisser du temps pour mon projet et prolonger la vie étudiante.Mais cette fois, j’ai à nouveau la possibilité de postuler au Master 2 en alternance… 

Passer à l’action en maîtrisant la réflexion

Les pour et conter de l’alternance

D’une part, la nécessité grandissante de me constituer un petit stock financier est alléchante. En contrepartie, le manque de temps pour me consacrer au développement de mon activité est terriblement frustrant. Parce qu’être en alternance, ça signifie reculer mes projets d’un an et devoir faire encore un choix entre contrat d’embauche long terme et entrepreneuriat. Et c’est le choix que je redoute le plus jusqu’alors.Et oui, parce que ce que l’on ne dit pas lorsqu’on parle de point négatif de l’alternance c’est le fait que l’on soit étudiant Et travailleur. Autrement dit, pas un employé classique qui, lorsqu’il rentre chez lui, n’a plus de travail à réaliser et peut se détendre ou s’atteler à des activités personnelles. Non, un alternant est un étudiant qui, lorsqu’il rentre du travail, avec les mêmes 35 heures qu’un salarié classique, lui, doit continuer à travailler

Peu importe le format du cursus, le contenu reste le même

Parce que, ce que l’on ne dit pas, c’est qu’un master reste un master. Lorsque vous avez des dossiers de X pages à rendre, ou tant de matières à réviser, peu importe que sous soyez à temps plein sur votre rôle d’étudiant ou non. Vous devez fournir la même charge de travail que ceux qui sont en formation initiale.Alors, pour appréhender l’alternance, il faut aussi se préparer psychologiquement à la variation de rythme de vie, d’une part, et à la quantité de travail massive, d’autre part. Les issues peuvent être très intéressantes, mais il ne faut pas perdre de vue que, même si en soit une année dans une vie ça n’est rien, vous allez quand même devoir mettre de côté certaines choses

S’entourer pour mieux décider

Pour essayer de peser les points positifs et négatifs qui différencient l’alternance de la formation initiale, j’ai tenté de demander des avis à mon entourage.J’en ai parlé à ma famille pour essayer de trouver de nouvelles pistes de réflexion. Chacun a tenté de m’aider au mieux, mais je pense que seule la vision fournie par les médias et la société en générale a été présentée dans leur inconscient. Mais ayant une situation particulière, je ne peux pas forcément me fier à ce genre d’avis, même si certaines idées étaient pertinentes, je dois le reconnaître.Par la suite, j’ai consulté ma tutrice enseignante. Celle qui me suit dans mon projet d’entrepreneuriat. Elle m’a ouvert les yeux sur ce que je pouvais faire en fonction des différents choix qui s’offraient à moi. L’alternance permet de bénéficier du chômage à l’issue de la période de formation et du contrat. Ce qui est plutôt intéressant pour se lancer dans l’entrepreneuriat à plein temps, en ayant tout de même de quoi vivre. Mais toutefois, cela veut dire reculer sévèrement mon projet et me confronter à la proposition d’un contrat à long terme alléchant. D’autre part, le fait de faire une alternance dans un grand groupe pourrait crédibiliser mon savoir-faire et mon expertise. Néanmoins, cela incombe souvent de devoir faire des tâches purement opérationnelles, en bas de la chaîne hiérarchique d’une entreprise.J’ai eu l’opportunité de proposer cela à quelques amis, et aussi à mon copain qui comprend mes projets de vie, même quand je ne les comprends pas toujours moi-même. Des pistes de réflexion intéressantes m’ont clairement aidé à avancer dans ma décision, mais pas tout à fait à trancher.Et puis, j’ai discuté avec mon tuteur professionnel. Il m’a mis sous les yeux le fait que cette âme d’entrepreneur m’animait réellement, et que je ne pourrais m’empêcher de retourner à mes projets de cœur, même lors de propositions intéressantes. J’aurais potentiellement un poste de salariée, pour subvenir à mes besoins dans certaines périodes… Mais je reviendrais toujours à ce qui fait ma personnalité. Cette détermination. Cela m’a fait beaucoup de l’entendre, ou plutôt, de confirmer ce que je pensais de moi-même. Car oui, il n’est pas toujours évident de savoir ce que l’on veut, et le fait d’exprimer ses pensées, même en vrac, permet d’avoir un effet miroir grâce à la personne en face.Finalement, cet expert dans le même domaine d’activité que moi a éclairé ma lanterne sur plusieurs aspects. Tout d’abord, il a mis en évidence le fait que, même si l’alternance était quelque chose de très bénéfique et enrichissant au niveau de l’expérience, mes compétences et mon envie de réussir ne seront pas un frein même si je dois suivre une formation initiale. Au contraire. Pourtant, ce type de cursus me permettra d’être en immersion et d’approcher la vie active d’un autre regard. Il pourrait aussi être intéressant de travailler, en stage ou en contrat de professionnalisation, avec une entreprise calquée sur le même business modèle que ma propre entreprise.Dans mon cas, il faut surtout que je raisonne en fonction de mes réelles aspirations. Personne ne pourra prendre la décision à ma place. Il faut que je fasse le point, que je fasse de la place dans mes idées, prendre le temps de souffler pour réfléchir calmement. Mais se mettre la pression ne résout rien.alternance-vs-formation-initial-cursus-université-universite-fac-cours-lessons-choice-choix-evolution-entrepreneuriat-alternant-student-etudiant-étudiant-étudiante-passion-entrepreneuriat-volonté-reussi-cdi-succes 

Au final, c’est l’instinct qui compte.

Cela peut faire peur. Prendre, maintenant, tout de suite, une décision qui risque d’impacter le reste de sa vie… Toutefois, c’est le courage qu’il faut pour saisir les opportunitésqui est plus important que le choix.Vous aurez beau essayer de vous conforter dans votre choix, personne n’est mieux placé que vous pour savoir ce qui est bon pour vous. Alors, si vous êtes dans la même situation que moi à cet instant précis de votre vie : écoutez votre cœur. Cette petite voix dans votre tête qui, avant même que vous commenciez à vous poser la question vous a donné la réponse, c’est Elle qui vous donne la voie à suivre. Prenez toujours un moment pour taire vos pensées et sachez écouter ; la réponse est en vous.   

Prendre des décisions importantes libère le mental

La charge mentale d’un choix qui impacte autant sa carrière professionnelle que sa vie, ça n’est pas une mince affaire.Mais j’ai abouti ma réflexion jusqu’à prendre une décision finale :

Je poursuivrai mon cursus en formation initiale.

Au final, c’est ce qui me correspond le plus. Je veux développer mon activité pleinement, j’ai 18 mois pour le faire. Et peu importe si je dois travailler quelques temps, je veux tout de même aller jusqu’au bout des choses et surtout : apprendre à faire une chose à la fois. Je suis du genre dispersée entre mes nombreuses idées et mes projets. Paradoxalement, je suis quelqu’un de très organisée dans mon travail. Mais mener plusieurs vies de front avec un rythme comme l’alternance, entre travailler pour un employeur et faire des études, c’est trop d’enjeux pour mener à bien mon projet.Entreprise, association, études, vie personnelle… Je n’ai déjà plus beaucoup de temps pour des activités annexes, alors en master 2 lorsque la masse de travail s’intensifie… Je ne cherche même pas à imaginer.Je dois me focaliser sur les actions qui m’animent vraiment. Faire ce que mon cœur me suggère et laisser libre cours à mes multiples idées sous forme de projet. Finissons les études, la vie active peut encore attendre 18 mois…    — Je tiens à préciser que cela est purement ma réflexion personnelle. Peut être que dans votre cas, ce choix ne correspond pas. Je ne fais que décrire mon processus de réflexion jusqu’à mon choix final. Alors écoutez votre instinct, il est le seul bon conseiller de votre vie — Emy, de Marketing On Heels. 
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1 réflexion sur “Alternance ou formation initiale quand on est entrepreneur dans l’âme ?”

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